Séminaire public de psychanalyse – Coupure

David Bernard

11 mars 2027 20h30 - 23h

Université Rennes 2 - Rennes

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

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Séminaire public de psychanalyse – Coupure

La coupure, tel fut peut-être l’acte fondamental de Lacan. « Le bon coup de ciseaux », dira-t-il, et qu’il répéta. Il y eût la coupure que constitua son retour à la lecture de Freud, qui vint rompre avec le savoir d’initié qu’en avaient fait les psychanalystes, soucieux de leur confort, et de leur pouvoir. Effet de réveil, autant que d’ouverture, qui fit rejaillir les concepts de Freud dans leur différence, et leur nouveauté. Il y eût la coupure que constitue l’interprétation, telle que redéfinie par Lacan. Dans le champ de l’analyse, en concluait-il, tout est dans « l’efficace de la bonne coupure ». Effet d’ouverture encore, offrant au sujet de laisser choir le poids surmoïque de la demande de l’Autre, pour approcher ce qui de longue date, via ses symptômes, y résistait déjà. Il y a enfin la coupure que le sujet est, du fait qu’il parle : coupure d’un objet, dit petit a, qui le produira comme désirant. Qui donc n’aura un jour éprouvé la nécessité… de couper ? La coupure de Lacan n’était donc pas un geste de maître, mais celui d’un qui s’est « asservi » à la coupure du langage, que révélait l’inconscient. Il était logique que nous la retrouvions au terme d’une analyse. Si l’analysant « part à la recherche de ce qu’il a et qu’il ne connaît pas, ce qu’il va trouver, c’est ce dont il manque ». Plus encore, c’est « en tant qu’aimant », qu’il l’apprendra. Principe du transfert, verra-t-on.