Séminaire de lecture – Remarques sur les notes remises par Jacques Lacan à Jenny Aubry

Margot Pourrière-Faure

10 décembre 2026 21h-23h

Rennes

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

Voir la carte

Séminaire de lecture – Remarques sur les notes remises par Jacques Lacan à Jenny Aubry

Jenny Aubry (1903-1987), deuxième femme reçue en France au concours des hôpitaux, était pédiatre, puis elle rencontra la psychanalyse. Dans le milieu du XXe siècle, elle contribue à plusieurs expériences pionnières d’accueil de nouveaux nés et d’enfants vivant dans « un monde de silence, d’ennui et de néant ». Elle mène un rude combat contre l’échec scolaire et la déscolarisation, à l’appui d’une discipline qu’elle contribue à forger, avec d’autres : la neuropsychiatrie infantile.

« Rien n’est donc joué d’avance », disait-elle.

Jacques Lacan lui remit deux courtes notes manuscrites en octobre 1969. Elles traitent de l’enfant et du symptôme « dans la conception qu’en élabore Jacques Lacan » et à partir de l’angle institutionnel. Le symptôme de l’enfant peut se lire doublement : celui que l’enfant a, celui qu’il est.

Le symptôme, à savoir ce qui est « le fait fondamental de l’expérience analytique ».

Les notes distinguent deux modes d’articulation du symptôme : à la vérité du couple familial ou à la subjectivité de ce qui est en fonction de Mère. De relever d’un questionnement de ce que l’enfant est pour l’Autre, cette « constitution subjective », ces indications impliquent des incidences pratiques quant aux interventions de l’analyste. C’est la thèse complexe de l’enfant objet.