ÉCRIRE PAS-TOUTE
Jeudi 12 novembre 2026, 21 h, local EPFCL et Zoom.
Marielle David, Penser : le tissu, la marche et le sexuel
Adèle Jacquet-Lagrèze, Sehnsucht. Passion du désir
À l’invitation de Parham Shahrjerdi
Pas-tout : une lettre et une négation. Avec ce presque rien, Lacan a écrit ce qui résiste à l’universel, une jouissance qui ne s’inscrit pas toute dans le signifiant. Pas rien, pas l’indicible : pas toute. Peut-être le nom du féminin.
Les mystiques n’ont pas attendu que Lacan l’écrive pour la vivre. Elles ont écrit, sous dictée disaient certaines, ce que la langue ne pouvait contenir tout entier, et ce débordement fait leur témoignage.
L’identification range et assigne une place, et quelque chose s’en excepte. Qu’est-ce qu’un corps, un texte, une vie, quand ils ne tiennent plus qu’au fil ténu d’un désir tendu vers ce qui ne revient pas ?
La psychanalyse rencontre cette écriture dans la parole de ses analysants et parfois sous sa propre plume : la taire, ou reconnaître qu’elle est la voie où un savoir nouveau advient ?
En amont des Journées nationales, cette soirée interroge ce que l’écriture pas-toute enseigne à la psychanalyse, et ce que la littérature laisse passer de ce qui ne s’écrit pas.
À la mémoire de Catherine Millot.