ÉCRIRE PAS-TOUTE
Les élus-délégués du Pôle 14 vous proposent une soirée préparatoire aux Journées nationales — « Les identifications en question ».
Jeudi 12 novembre 2026, 21 h — au local de l’EPFCL, et par Zoom.
une soirée avec Marielle David et Adèle Jacquet-Lagrèze
à l’invitation de Parham Shahrjerdi
Pas-tout : une lettre et une négation. C’est peu, et c’est avec ce presque rien que Lacan a écrit ce qui résiste à l’universel, une jouissance qui ne s’inscrit pas toute dans le signifiant. Pas rien, pas l’indicible : pas toute. Peut-être le nom le plus juste de ce qu’on appelle, faute de mieux, le féminin.
Les mystiques n’ont pas attendu cette écriture pour la pratiquer. Elles ont écrit — sous dictée, disaient certaines — ce que la langue ne pouvait contenir tout entière, et ce débordement fait leur témoignage.
L’identification range, nomme, assigne une place — et quelque chose s’en excepte. Qu’est-ce qu’un corps, un texte, une vie, quand ils ne se soutiennent plus d’une identification mais d’un fil plus ténu — celui d’un désir tendu vers ce qui ne revient pas ?
La psychanalyse ne cesse de rencontrer cette écriture — dans la parole de ses analysants, et parfois dans sa propre plume : la taire, ou reconnaître qu’elle est la seule voie par où un savoir nouveau advient ?
En amont des Journées nationales, cette soirée en interroge l’envers : ce que l’écriture pas-toute enseigne à la psychanalyse du féminin, et de ce que la littérature laisse passer.
À la mémoire de Catherine Millot.