Séminaire École

[Affiche complète, programme]

Organisé par le conseil d’orientation (CO) et le conseil de direction (CD) de l’EPFCL-France

à 21h15, au 118, rue d'Assas - 75006 Paris

Actualité de la névrose

Le thème de cette année aborde une catégorie clinique, la névrose, à la lumière de notre expérience actuelle. C’est un fait que la psychanalyse a été fondée à partir de la névrose, l’hystérie au départ, puis la névrose obsessionnelle et la phobie.

Lacan a maintenu les lignes directrices dégagées par Freud tout en constatant un changement dans la clinique au point de s’interroger : « Où sont-elles passées les hystériques de jadis, ces femmes merveilleuses… qui permirent la naissance de la psychanalyse » ?

En effet, la clinique change et les formes du symptôme diffèrent de celles que Freud et Lacan ont rencontrées. Dès lors, qu’est-ce qui justifie encore l’usage du terme de névrose, qu’est-ce qu’il recouvre comme concept et à quelles conditions peut-il encore nous servir dans notre expérience clinique ? S’agit-il d’envisager la névrose seulement à partir de l’absence de phénomènes psychotiques ou de saisir quels seraient les phénomènes qui signeraient la structure ?

D’autre part, on ne peut pas aborder l’actualité sans explorer ce que sont devenues les références théoriques. Ainsi, plusieurs questions s’imposent : se justifie-t-il de substituer le terme de trouble à celui de névrose pour donner lieu par exemple aux troubles obsessionnels compulsifs ? Pouvons-nous faire un usage élargi du terme de phobie pour désigner certains phénomènes cliniques dans la psychose ? Plus largement : que devient la névrose de transfert, conçue par Freud comme « maladie artificielle » nécessaire à la guérison ? Puis, plus essentiellement, guérit-on de la névrose ?

Ce séminaire porte donc sur les questions fondamentales de la clinique analytique, les moments cruciaux de l’expérience et ce qu’on peut espérer d’une analyse.

 

Les membres peuvent écouter les enregistrements des séances en suivant le menu Audio qui apparait après s'être connecté avec son compte utilisateur personnel (Espace membre).

 

3 octobre 2019

1. Le diagnostic : pourquoi faire ?

Anne Lopez : « Savoir de la clinique et savoir faire »

La direction de la cure qui oriente l'acte analytique ne peut s'effectuer sans un préalable :

savoir la structure du sujet. Interroger notre savoir clinique  pour poser un éventuel diagnostic oriente et orientera l'entrée ou non en analyse de chaque patient .

Bernard Nominé : « Fonction du psychanalyste dans le diagnostic »

Dans le cadre de la pratique psychiatrique, c’est banal de noter que le diagnostic dépend beaucoup du praticien. Cela a conduit la psychiatrie américaine à pallier ce manque d’objectivité en proposant un manuel diagnostic fondé sur des arguments statistiques. On a tout simplement éliminé la fonction du diagnostic de la pratique psychiatrique.

Lacan n’a pas encouragé les psychanalystes à se désintéresser de la question diagnostique, tout en considérant que la clinique psychanalytique devait s’affranchir de la clinique psychiatrique. Tout son enseignement témoigne du soin qu’il a mis à dégager des structures cliniques. Certes il a fait bouger les repères, notamment en fondant sa structure borroméenne. Mais cela n’en rend que plus nécessaire que l’analyste sache se repérer sur la place que l’analysant lui attribue dans sa structure.

Radu Turcanu : « Diagnosthic ou comment (se) planter (dans) le décor de la cure analytique »

Qui est-ce qui commence par être friand de diagnostics, teste ensuite des frayages à travers une torpeur bien ficelée et finit par dégager soudainement le vrai trou de la structure ?

Discutante : Françoise Josselin

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7 novembre 2019

2. Formes nouvelles du symptôme

Anastasia Tzavidopoulou :  « Le work in progress du symptôme »

Que les symptômes prennent des formes nouvelles correspondant au discours et la subjectivité de chaque époque est un fait que Freud avait lui-même repéré. Mais une manifestation symptomatique ne fait pas symptôme. Qu’en est-il donc de la forme du symptôme, de celui qu’on rencontre dans sa particularité et son intimité au cours d’une analyse, du début à la fin ?

Luis Izcovich : « Ce n’est pas ça »

Le « ce n’est pas ça », formule conclusive d’un sujet qui est néanmoins une attente d’autre chose, et le « ce n’est pas ça » de l’analyste, qui indique un horizon possible, laissent une chance pour la mise en forme du symptôme et pour décider entre les différents écarts ouverts par ces formulations lesquelles sont propres à la névrose de nos jours.

Nadine Cordova : « Point »
La formule "Les nouvelles formes du symptôme" ne renvoie-t-elle qu'aux effets de discours ? Quels que soient ses revêtements, les symptômes névrotiques ne réverbèrent-ils pas une forme du symptôme, toujours inédite ?  A prendre forme au pied de la lettre ouvre au point où s'articule la vérité de la structure, son actualité.

Discutant : Armando Cote

5 décembre 2019

La séance est reportée au 5 mars 2020 pour cause de mouvements sociaux impactant les transports.

 

16 janvier 2020

4. Que sont devenues les névroses de transfert ?

Sol APARICIO, Sidi ASKOFARE, Wanda DABROWSKY, Claire PARADA

Discutante : Natacha VELLUT

 

6 février 2020

5. Guérit-on de la névrose ?

Colette SOLER, Patrick BARILLOT, Jean-Jacques GOROG

Discutante : Martine MENÈS

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5 mars 2020

séance initialement prévue le 5 décembre 2019

3. Troubles et symptômes

Dimitra KOLONIA, Irène TU TON, Christophe CHARLES, Elisabeth LETURGIE

Discutante : Patricia DAHAN

 

2 avril 2020

6. Notre pratique de l’interprétation

Esther MORERE DIDEROT, Pascale LERAY, Jean-Michel ARZUR, Karim BARKATI

Discutante : Claire DUGUET

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14 mai 2020

7. La clinique borroméenne de la névrose

Muriel MOSCONI, Michel BOUSSEYROUX, Marc STRAUSS

Discutant : Radu TURCANU

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4 juin 2020

8. Plaque tournante et névrose

Agnès METTON, Albert NGUYEN, Dominique MARIN

Discutant : Luis IZCOVICH