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CAPA Centre d’Accueil Psychanalytique pour Adolescents et jeunes Adultes
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Savoir et invention dans l’expérience analytique
Savoir et invention dans l’expérience analytique. Actes des Journées nationales, décembre 2002.
La psychanalyse a pris son point de départ dans la mise en échec de l’ordre du savoir. L’hystérique, en faisant objection à un savoir préétabli, a permis l’émergence d’un discours nouveau. Cependant, il a fallu encore que Freud renonce au traitement du symptôme par la suggestion. En effet, le savoir dépend des productions du patient qui font surprise. Que Freud ait considéré chaque cas comme nouveau anticipe la formule décisive de Lacan : " Ce que le psychanalyste doit savoir : ignorer ce qu’il sait ". La suspension du savoir du côté de l’analyste est en effet la condition d’émergence du savoir inconscient du côté de l’analysant.
Concernant l’invention en psychanalyse, la proposition de Freud est de produire, dans chaque cure, un savoir mythique qui a statut de vérité. Alors que Lacan, par contre, corrèle l’invention à ce qui, dans le savoir, fait défaut. Autrement dit, l’invention excède la vérité.
Comment savoir et invention sont-ils noués dans l’expérience analytique ? Lors de la rencontre avec une jouissance énigmatique, le savoir du sujet peut se révéler inefficace. Pour qu’une analyse soit possible, cette faillite du savoir doit trouver un complément : le savoir supposé à l’Autre, voie ouverte par le transfert. Qu’une cure implique la mobilisation du savoir, ne suffit pas à indiquer le point d’horizon : le désir comme conséquence d’une invention propre à chaque sujet, face aux impasses du sexe. Dans ce sens, il s’agira d’évaluer la fonction causale de l’objet a - considéré par Lacan comme sa seule invention dans la psychanalyse - dans l’émergence de ce désir.
Nous distinguerons alors, savoir et invention, à la fois du côté de l’analysant et de l’analyste. En ce qui concerne l’analysant, à l’opposé d’une invention universelle à laquelle il aurait à se conformer, l’invention analytique est ce qui lui permet de changer les conditions inconscientes de sa jouissance. Concernant l’analyste, dans quelles conditions l’interprétation peut-elle être élevée au rang d’une invention ? De même, comment l’acte analytique et l’invention s’articulent-ils dans la cure ? Autrement dit, il s’agira d’examiner, lors de ces Journées, comment l’analyse est toujours à réinventer.
Sommaire
INTRODUCTION - Anita Izcovich
LE SAVOIR EN QUESTION À L’ENTRÉE
Première séquence :
Une invention, sans le savoir ? - Claire Christien-Prouet
Le savoir : solution symptomatique ? - Maria-Vitoria Bittencourt
Discussion
Deuxième séquence :
Se faire à son symptôme - Luis Izcovich
La passion de l’ignorance - Alain Vanier
Discussion
CE QU’INVENTE L’INCONSCIENT
Première séquence :
Peindre ou écrire, il faut choisir - Jacques Marblé
II faut que je lui dise... - Colette Chouraqui-Sepel
Marguerite ou comment un sujet psychotique s’invente une métapsychologie - Jacques Tréhot
Discussion
Deuxième séquence :
L’inven-scion psychanalytique : un choix éthique - Claude Landman
Savoir et invention sont toujours réciproques... - Albert Nguyen
Discussion
L’ACTE ENTRE SAVOIR ET INVENTION
Première séquence :
Construction et interprétation - Guy Clastres
L’invention de l’acte analytique - Françoise Josselin
Discussion
Deuxième séquence :
Avoir l’air : inventions dans la cure d’une autiste - Martine Menès
Contingences du savoir - Colette Soler
Discussion

