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Wünsch 2

WUNSCH Nouvelle Série - Numéro 2, Juin 2005. Bulletin International de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien

WUNSCH

Editorial

Voici le deuxième numéro de la Revue Wunsch, nouvelle série. Vous y trouverez les mêmes sections que dans le premier numéro. L’ Actuel continue à s’ intéresser à la Passe, mais il recueille cette fois le témoignage du premier AE nommé dans notre Ecole. Les témoignages des autres AEs nommés suivront chronologiquement. Dans la Section Diagonale vous verrez trois textes émanant des Séminaires d’Ecole sur La théorie de la psychose, La libido , et La Passe repensée. Dans Bibliothèque, deux Revues, une du Brésil et l’ autre de la France. Et pour finir, les renseignements sur les Journées que se préparent dans des lieux tres divers.

Le Wunsch, revue de notre Ecole, veut présenter le travail de ses membres, mais également s’interroger sur le présent et le futur de notre Ecole. Nous avons fait un long parcours qui nous a menés à la creation de l’ Ecole en décembre 2001. Il y a eu des débats et des polémiques en relation au modèle choisi qui a été finalement celui d’une Ecole avec des membres. Cette Ecole a commencé à donner des signes de son fonctionement à travers les nominations des AEs dont on peut affirmer qu’elles séparent clairement la hiérarchie du gradus. Mais l’ Ecole, intéresse-elle ? Sommes-nous capables de transmettre d’ une façon vive son existence, d’y intéresser ses membres ou nous trouvons-nous au contraire face à un modèle, qu’a été nommé avec préoccupation par quelques-uns, de membres sans Ecole ? Que pouvons-nous faire pour que l’Ecole existe d’une façon réelle et non seulement formelle ?

Certains sont attentifs à la dispersion des analystes lacaniens et à leur faible attachement aux groupes. Cette époque, de la fin de la militance, de la perte d’illusion pour les projets collectifs, n’est pas la plus favorable à l’Ecole. Plusieurs d’entre nous portent sur les épaules un long parcours d’engagement dans la cause analytique qui, sauf pour quelques-uns, n’a pas été sans déceptions, à rapporter à la vie de chacun qui n’apporte pas toujours ce qui a été rêvé. Ce pourquoi le passage du temps, la difficulté à soutenir le désir analytique, à vivre avec sa jouissance propre et celle d’autrui, sont des éléments auxquels il faut penser pour juger le moment actuel de notre projet. Que faire donc pour intéresser, pour reussir à avoir une rénovation générationnelle ? La réponse n’est pas simple, mais je vais proposer quelques éléments de réflexion

1- Prendre conscience de l’époque que nous vivons, de la dispersion et de la difficulté à soutenir des projets collectifs. Il va falloir accepter des nouvelles formes d’agrégation plus souples.

2- Conserver la séparation entre l’Association (Forum) et l’École car toutes les deux se soutiennent de discours différents, utiles pour entretenir des modalités de liens diversifiés

3- On a répeté qu’il faut élargir les liens avec d’autres psychanalystes lacaniens ayant mis en pratique la passe et aussi avec des psychanalystes d’autres courants théoriques qui recrutent les analystes avec des méthodes différentes. En ce sens l’expérience de Buenos Aires avec des analystes de l’IPA a été très intéressante et il faudra la répéter.

4- Innover le style et essayer de transmettre de façon agile, eloignée de la conférence magistrale, ce qu’est l’École dans l’enseignement de Jacques Lacan. Les différents Séminaires ou Espaces École ont ce but de transmettre aux membres et de libidiniser l’ensemble.

5- Pour finir un regard sur notre histoire. Nous avons commencé en 1998 un nouveau parcours de retour à l’École de Lacan. Nous avons renoncé à suivre nos destins analytiques sous l’orientation du discours unique et d’un maître qui nous dictait le chemin à suivre. Cette décision de barrer l’Autre nous confronte souvent avec la division subjective, et bien qu’elle nous plonge dans des incertitudes parfois douloureuses, elle nous protege des inflations narcissiques , les notres et celles d’autrui, et aussi de quelques certitudes défensives. Souvenons-nous que quoique le chemin choisi soit difficile, ce que nous avons abandonné était bien pire

Carmen Lafuente. Responsable de Wunsch nº 2.


Lo Actual

Palabras de los AE

Desde su invención por Lacan en 1967 y hasta su puesta en marcha en la Escuela de Psicoanálisis de los Foros del campo Lacaniano, el dispositivo del pase ha suscitado muchos debates y polémicas, pero nadie pone en duda que la Escuela de Lacan es la Escuela del Pase. Por ello el Wunsch inicia una serie de testimonios de los AEs que comienza con el primer AE nominado. Los AEs están llamados a contribuir mediante su testimonio a desvelar ese obscuro pasaje del analizabte al analista, de la emergencia de un nuevo deseo. Se ha dicho que no siempre han estado a la altura de su complicada misión, pero la EPFCL apuesta a que con su trabajo y con su producción, que no ha de ser espectacular ni conforme a la doxa, aporten su granito de arena a la consolidación de nuestra joven Escuela.

Passe et fin d’analyse

Patrick Barillot

Version abrégée du texte lu lors d’un après-midi sur la passe de l’EPFCL-France, le 2 avril 2005

Si j’ai choisi de vous parler sur ce thème de la passe et de la fin d’analyse c’est qu’il m’a été donné, à titre personnel, de vérifier que ce n’était pas la même chose.

(...)

Que la passe ne se confonde pas avec la fin, nous en avons des indications dans les textes de Lacan. Deux références me serviront à souligner cette différence : la proposition de 67[1] et l’Etourdit[2]

Dans la proposition de 67, Lacan définit dans un premier temps le virage de passe comme moment de résolution du fantasme et de destitution subjective, l’instant à partir duquel l’analysant peut s’offrir comme agalma du désir. Façon de situer le passage du psychanalysant au psychanalyste et de spécifier ce qu’on est en droit d’attendre d’une analyse ; à savoir qu’elle ait rendu l’analysant apte à l’acte analytique[3]et de dire comment.

Plus loin il précise cependant, je le cite "la paix ne vient pas aussitôt sceller cette métamorphose où le partenaire (l’analyste) s’évanouit de n’être plus que savoir vain d’un être qui se dérobe (l’analysant)"[4]

La métamorphose en question est celle produite par la passe et elle nous est signalée juste avant dans le texte quand il dit "l’être du désir rejoint l’être du savoir". Qu’est-ce à dire ?

L’usage du verbe "rejoindre" implique l’idée d’une séparation dans un premier temps et celle de se retrouver dans un second temps, mouvement en jeu dans la cure.

Avec l’entrée en analyse nous avons une séparation entre l’objet et le sujet. L’objet a se sépare du sujet pour se situer du coté de l’analyste. Avec la fin, ce que Lacan appelle "l’être du désir", le sujet divisé, rejoint l’être du savoir, l’objet a du coté de l’analyste.

Vient ensuite un développement sur la fin de l’analyse et la position dépressive propre à celle-ci. Position qu’il oppose à la fin de l’analyse hypomaniaque soutenue par Balint qui défendait une fin par l’identification à l’analyste.

Il me semble que franchir la passe peut produire un effet d’élation, que je mets au compte de l’identification au symptôme. Pour autant, une fois la passe franchie, le sujet n’en a pas encore terminé avec ce qui lui reste de libido dans son rapport avec son analyste. La paix ne viendra qu’une fois la phase dépressive de fin achevée.

Donc, je crois que l’on peut soutenir, à suivre la proposition de 67 et aussi à partir de l’expérience, qu’après le moment de passe qui comporte la chute du sujet-supposé-savoir et la destitution subjective de l’analysant, il reste encore à écrire le mot fin au générique.

La deuxième indication de Lacan différentiant passe et fin se trouve dans « l’Etourdit » au paragraphe consacré à la fin de l’analyse.[5]

Après avoir redit que la fonction de l’analyste est de se faire semblant d’objet a il écrit : « L’analysant ne termine qu’à faire de l’objet a le représentant de la représentation de son analyste. C’est donc autant que son deuil dure de l’objet a auquel il l’a enfin réduit,(l’objet a auquel l’analysant à enfin réduit son analyste), que le psychanalyste persiste à causer son désir : plutôt maniaco-dépressivement. »

Ensuite vient de nouveau une remarque sur la façon dont Balint a pu décrire cet état et il termine par une petite phrase : "Puis le deuil s’achève".

Ce paragraphe est bien fait pour souligner qu’avant la fin de l’analyse et la séparation d’avec l’analyste, séparation marquée par le deuil, la position dépressive, (à situer du coté de l’analysant et pas de l’analyste- la question s’est posée de l’effet sur l’analyste de la séparation d’avec son analysant), l’analyste agit comme cause du désir. Cette période trouve sa résolution lorsque l’analyste n’est plus en fonction de causer le désir de son analysant.

Passé cette phase il reste alors l’acquis de l’analyse, ce qu’il nomme le stable de la mise à plat du phallus où -je cite toujours - « l’analyse trouve sa fin, celle qui assure son sujet supposé ( l’analysant ) du savoir : "

Ce savoir acquis avec l’analyse se décline en trois registres qui touchent à trois dimensions de l’impossible dont la première concerne le sexe et l’impossible du rapport sexuel.

Au passage je signale une erreur dans l’édition des Autres écrits où à la place de « l’analyse trouve sa fin » nous avons « l’analyste trouve sa fin »[6] . Coquille ou lapsus ?

Si Lacan parle de stable à la fin, c’est je crois d’une part pour accentuer l’opposition à la période transitoire de séparation d’avec l’analyste et d’autre part pour indiquer qu’il y a un savoir acquis et durable comme bénéfice de l’analyse que la passe révèle. Peut être est-ce aussi pour aller contre l’idée de l’analyse toujours à reprendre, sans fin de Freud ?

Il y a donc du savoir en jeu dans la passe dont l’analysant devenu analyste est assuré, le stable de la mise à plat du phallus, du moins phi, de la castration.

C’est l’effet proprement didactique de la psychanalyse, l’analysant y a appris quelque chose en plus de l’effet thérapeutique. Lacan dans sa proposition de 67 dit que qualifier de didactique l’analyse qui conduit à produire un analyste est superfétatoire. En effet il ne saurait y avoir d’analyse poussée à sa fin sans effet didactique, ce que la passe vient authentifier

C’est sur cet aspect des conséquences attendues de la passe que je vais m’arrêter en distinguant deux versants : d’un coté le versant épistémique, l’acquis de savoir et de l’autre le réel de la jouissance qui implique directement l’objet a visé par le désir.

Le compte-rendu du séminaire sur l’acte analytique (1969)[7] me servira de guide pour cela.

Lorsque le psychanalysant parvient au terme de sa tache, Lacan nous dit qu’il y a du savoir acquis mais à qui demande-t-il ? Question qui vient à la suite d’une autre où l’interrogation porte sur le lieu de ce savoir. Est-ce le sujet qui est savoir dans l’analyse ? La réponse nous est donnée juste après lorsqu’il avance que l’inconscient est du savoir sans sujet, du savoir non su par le sujet. Résumons : le savoir de l’inconscient, spécialement le savoir sur la castration, n’est pas su par le sujet.

Ce que la passe atteste c’est le passage du savoir inconscient sur la castration, savoir sans sujet, du coté du sujet. Cela éclaire cette formule pour qualifier la passe : avoir fait de sa castration sujet, formule qui nous situe ce passage du savoir inconscient sur le sexe, au sujet.

Précisons ce savoir.

A la fin de son texte "Subversion du sujet et dialectique du désir"[8] de 1960 axé sur la castration et de la jouissance sexuelle Lacan nous dit que : "ce que le névrosé ne veut pas et ce qu’il refuse avec acharnement jusqu’à la fin de l’analyse, c’est de sacrifier sa castration à la jouissance de l’Autre, en l’y laissant servir" et un peu plus loin "Car il se figure que l’Autre demande sa castration", castration à laquelle et contrairement aux apparences le sujet tient plus que tout. On en déduit que l’acquis de fin d’analyse porte sur l’acceptation de cette vérité de la castration comme impossibilité de jouir pleinement et que ce n’est pas l’Autre qui vous l’impose.

Selon la structure les figures de l’Autre varient, dans l’hystérie l’Autre est celui qui prive le sujet d’une part de jouissance, dans l’obsession l’Autre empêche le sujet de l’atteindre.

Finalement à la fin le sujet doit découvrir que la castration est toujours présente et abandonner sa conviction que c’est l’Autre qui en est l’auteur. Parvenir à faire sienne cette vérité fait chuter l’angoisse de castration.

(...)

J’en viens maintenant aux conséquences du franchissement de cette étape dans laquelle le savoir inconscient vient au sujet.

Lacan écrit qu’une des premières conséquences est de l’ordre du bénéfice obtenu dans "ce que le sujet représentait comme passion"

J’ai déjà mentionné lors d’une discussion cet effet de la passe sur les passions du sujet. Certains l’on peut être entendu comme un effet d’annulation de toutes les passions du sujet, une transformation en un sujet dépassionné, zen.

Je ne crois pas du tout que c’est ce que produit une fin d’analyse, un sujet qui se tiendrait hors de toute passion.

(...)

Mais là n’est pas la conséquence principale de la passe, le fin du fin de l’analyse si l’on suit le texte du compte rendu de l’acte.

Après le bénéfice obtenu au plan passionnel il écrit : "Mais l’important est qu’à quiconque il s’en livre que la jouissance tenue perverse, est bel et bien permise par-là, puisque le psychanalyste s’en fait la clef, il est vrai pour la retirer aux fins de son opération. Par quoi il n’y a qu’à la lui reprendre pour lui rendre son emploi vrai, qu’il en soit ou non fait usage."

La clef c’est l’objet a. Ensuite : "Ce solde cynique doit bien marquer le secondaire du bénéfice passionnel".

Le bénéfice portant sur la résolution des passions liées au manque à être passe en second par rapport au bénéfice qui touche à la jouissance qualifiée de perverse.

La jouissance est dite perverse parce que supportée par l’objet a. Là où la jouissance sexuelle entre les corps ne peut pas s’écrire sous la forme d’un rapport car cette jouissance ne vise que l’objet a, comme objet plus de jouir, la jouissance perverse devient permise.

Permise au sens où elle n’est pas impossible comme l’est le rapport sexuel.

C’est à dire que le sujet est assuré, là est le bénéfice premier, de l’objet visé par son désir.

Ce qui fait de ce désir un désir fini car centré sur un objet précis.

Mais pourquoi "solde cynique" ?

Là où le sujet névrosé rêvait d’un rapport entre les sexes harmonieux ou de fusion, rapport dicté par les convenances du discours, ce que lui révèle l’analyse c’est que de jouissance entre les sexes il n’y en a que de perverse car obtenue via l’objet a et les pulsons partielles.

Reste ensuite, pour nous, la question posée de l’usage de ces bénéfices dans l’acte analytique dont il nous dit dans l’Etourdit « que de tout cela il saura se faire une conduite, mais qu’il y en a plus d’une, même des tas. »

Notes :

[1] J. Lacan, « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’Ecole », in Autres écrits, Editions du Seuil ;

[2] J. Lacan, « L’étourdit », in Autres écrits, Editions du Seuil.

[3] " le sujet voit chavirer l’assurance qu’il prenait de ce fantasme où se constitue pour chacun sa fenêtre sur le réel, ce qui s’aperçoit, c’est que la prise du désir n’est rien que celle d’un désêtre", « Proposition ... », p.254.

[4] Ibid p.254

[5] p. 487.

[6] p. 487

[7] J.Lacan, « L’acte psychanalytique », in Autres écrits.

[8] J.Lacan, in Ecrits, Editions du Seuil.

[9][1] FREUD, Sigmund. As perspectivas futuras da terapia analítica [1910],1970, p.127. In : ESB das Obras C. S. Freud. Rio de Janeiro : Imago, 1980.

[10][2] MUSSET, A. Namouna., citado por SCHENEIDER, Michel. In : Ladrão de palavras. Campinas : Editora da UNICAMP, 1990,p.95


Diagonal

La Escuela de Psicoanálisis de los Foros del Campo Lacaniano, creada en Paris el 16 de diciembre de 2001, precisa, en el artículo X de sus "Principios Directivos para una Escuela..." que "La dimensión epistémica de la Escuela será sostenida por un Colegio Internacional de la Opción Epistémica [...]. Este Colegio se informará de las actividades y de los intercambios que existen, sostendrá las Diagonales de la Opción, realizará la divulgación de los documentos que de ellas resultan..." Si no podemos reunir en cada uno de sus números todo el universo de estas actividades e intercambios, aquí al menos se retoman tres, abriendo, como buen augurio, una serie que promete ser amplia.

Clinique des psychoses, théorie de la psychanalyse

Seminaire d’ Ecole - Toulouse, 16 mai 2005-6

Por Michel Bousseyroux

« Tout en poursuivant l’examen de fond de la structure que j’ai amorcé l’an passé, avec ce qu’il s’avère entraîner d’une révision de notre clinique des psychoses à partir des avancées borroméennes de Lacan, c’est autour du lien originaire de la paranoïa avec la psychanalyse, dans le progrès théorique et la transmission de celle-ci, que je vous donne rendez-vous cette année. Je partirai donc de l’affinité élective qu’il y a eu de Freud à Fliess, du savoir de l’un au délire de l’autre. Sans Fliess et son délire scientifique auquel il a pleinement adhéré jusqu’en 1900, Freud n’aurait certainement pas pensé l’interprétation des rêves et sa théorie ( le chapitre VII de la Traumdeutung ). " J’ai réussi au point même où le paranoïaque échoue ", dira-t-il dix ans après. A moins que ce ne soit l’inverse, si comme Lacan on fait de la psychose un essai de rigueur. Alors, la psychanalyse, une paranoïa réussie ou pas ? Succès ? Ou ...insu-que-sait ? » Telle était l’annonce du séminaire d’Ecole qu’en 2004-2005 j’ai soutenu à Toulouse sous l’intitulé Clinique des psychoses, théorie de la psychanalyse.

Les deux premières séances, La paranoïa originelle et La paranoïa réussie, ont porté sur la paranoïa de Fliess et l’analyse de Freud, dans son rapport avec celle-ci. Il s’agissait d’élucider ce qui fait l’originalité du transfert originaire, de ce par quoi Freud a été mordu : par un sujet supposé savoir interpréter la sexualité. En dépit de la folie de cette interprétation ( Fliess voyait les deux sexes partout, chiffrés dans la Nature ), Freud est allé - avec Fliess pour analyste, juge Lacan - au bout de son expérience d’analysant, expérience qui lui imposa d’assumer une rupture brutale du transfert et de laquelle a directement surgi, entre 1908 et 1910, sa théorie de la paranoïa comme amputation ( Ablösung ) de la libido de sa part homosexuelle.

Dans la séance suivante, Un essai de rigueur, j’ai examiné la position de Lacan quand il déclare : « je suis psychotique pour la seule raison que j’ai toujours essayé d’être rigoureux ». La psychose est un essai de rigueur : elle a la cohérence des constructions de la logique. C’est en tant que la psychose est « pleine de sens » qu’elle est un essai de rigueur. J’ai pu ainsi opposer l’essai de rigueur, que le psychose partage avec le logicien, à la doctrine lacanienne du mathème, qui avec Bourbaki ne garde des mathématiques que la littéralité de ses petites lettres pour se disjoindre de la chaîne des raisons et du sens. J’ai ensuite abordé le cas d’un des plus grand logiciens de tous les temps, Kurt Gödel, qui souffrait d’un délire d’empoisonnement. Je ne suis attardé, en particulier, à son texte de 1970, Ontological Proof, où il axiomatise la fonction Dieu tout en restant, comme tout psychotique, un Ungläubige, un incroyant fondamental.

Avec la séance De la fêlure aux gouffres, il a été question, après un retour au cas de l’Homme aux loups et à la place qu’y occupe le fétiche comme suppléant au trou de la forclusion, de la topologie de trous que Lacan propose, dans la transformation du schéma R en schéma I, pour rendre compte de la perte de la réalité dans la psychose. Puis, j’ai cherché comment cette perte se traduit, dans la dernière topologie des nœuds, en perte de l’au-moins-trois borroméen, dont les différents degrés de perte pourraient permettre de différencier la paranoïa, structurée comme le sujet - c’est le nœud de trèfle, fait d’une seule consistance -, de la schizophrénie, de la manie et de la mélancolie, que j’ai dites structurées comme un fantasme - dont le nœud est fait de deux consistances.

La séance sur La théorie des suppléances a porté sur l’évolution, dans l’enseignement de Lacan, du concept de Nom-du-Père par rapport au père réel, à S de A barré et au symptôme. Le symptôme, dit aussi sinthome, a-t-il l’exclusivité du pastout, comme d’aucuns le prétendent, vouant aux gémonies du tout le Nom-du-Père ? Y contrevient la thèse du réel borroméen du Nom-du-Père, qui commence à trois et se solutionne à quatre. Une fonction, passée inaperçue et pourtant fondamentale du Nom-du-Père, que Lacan évoque dans son séminaire du 11 avril 1978, a aussi retenue toute mon attention : en tant qu’il interdit l’inceste, c’est-à-dire en tant qu’il affecte le symbolique à sa fonction de trou, le Nom-du-Père pare au rapport sexuel endogamique - et donc à la psychose - entre les générations voisines. Qu’il pare à ce que le fils soit la femme du père - comme il se voit pour Schreber - ou à ce que la fille soit le mari de la mère - comme il se voit pour les Papin - revient à dire qu’il pare à la confusion entre le réel, le symbolique et l’imaginaire, et que donc il pare à la régression topologique du nouage borroméen au trèfle propre à la paranoïa.

Les deux dernières séances, Dé-générations et L’Hérésie, ont poursuivi ce questionnement autour de la fonction de nomination, en accueillant deux invités, Nicole Bousseyroux, venue nous parler autour du « Père humilié » de Paul Claudel de la décomposition structurale du Nom-du-Père, et Albert Nguyên, qui va venir de Bordeaux nous parler de « La simplification de Joyce : l’artificier, l’ego, le Shem, ALP ».

Les questions, tant orales, posées dans l’immédiateté de la discussion, qu’écrites et envoyées dans l’après coup, ne manquèrent pas après chaque séance de ce séminaire, ce qui permit un échange stimulant avec un public fort nombreux, qu’ici je remercie de sa présence assidue.

La líbido, presencia efectiva del deseo.

Seminario en EPFCL-FOE -Versión abreviada del texto leido en Barcelona, 7 de marzo 2005.

Por Rosa Escapa

Freud mantuvo a lo largo de toda su obra una intuición básica dualista sobre las pulsiones. Con el concepto de libido quiso dar especificidad a una de ellas, a la pulsión sexual, que se manifiesta en los albores del sujeto encontrando una satisfacción en la figuración del sueño, satisfacción imaginaria y por tanto insuficiente. La libido se va a extender de aquella representación alucinada al cuerpo propio y al del otro. Esas primeras representaciones cargadas libidinalmente -Vorstellungsrepräsentanz- constituyen para Freud el nódulo del sistema inconsciente. Si bien la pulsación del inconsciente va a posibilitar que algo de lo reprimido emerja no podrá ser bajo otra forma que la del significante, la pulsión es siempre inconsciente. Sabemos algo de la pulsión a través de las “ideas” a las que se enlaza pero el campo de los significantes no alcanza a cubrir el de la pulsión, su versión es siempre parcial. Este punto inaccesible empuja el goce, se articula a la pulsión de muerte, a ese “más allá del principio del placer” más primitivo que el Eros que ha sexualizado la serie de objetos los cuales, en tanto perdibles, cumplen la función de causar el deseo. La demanda del Otro en relación a estos objetos introduce una interdicción, una prohibición de gozar del objeto que viene a dar cierta forma a lo imposible de un goce ilimitado compatible con el sentimiento de la vida. La operación de separación, que completa la de la alineación en la causación del sujeto, apunta al objeto a, objeto particular del sujeto que se desprende, que nace en el encuentro con el deseo del Otro. Entonces la pulsión se liga al deseo por intermedio de la demanda, la cual no puede formularse más que con significantes. “La libido es la presencia efectiva, como tal, del deseo”(1) y es que el deseo, que habita el inconsciente, no es sino deseo sexual. Desde esta perspectiva puede entenderse la pulsación temporal del inconsciente como sujeta a su realidad sexual, la constancia del empuje de la pulsión y el cierre del inconsciente cuando apenas se abre.

Lacan recurre a la topología para mostrar con un “ocho interior” cómo es posible que, al cubrir el desarrollo del inconsciente una parte de la realidad sexual, el lugar de la libido sea un lugar vacío. Así, esta libido cuyo origen Freud sitúa en la química del organismo Lacan la concibe como un órgano que se inscribe en un lugar vacío, entre el inconsciente y la realidad sexual. La pulsión no necesita alcanzar un objeto para satisfacerse, antes bien, es contorneando ese objeto siempre perdido que adquiere consistencia. De ahí la estructura de borde de las zonas erógenas a las que la pulsión, en su recorrido de circuito, no deja de volver.

Por otra parte, en “Posición del inconsciente”(1964), apoyándose en el mito de la laminilla, define esta libido como aquella “parte del viviente que se pierde al producirse éste por las vías del sexo”(2), es lo que el sujeto pierde en tanto sexuado. La reproducción sexual es la vía por la que la especie se perpetúa y que hace del individuo un ser mortal. Entonces, lo que se le sustrae al sujeto por su sujeción a esta realidad sexual es la vida inmortal, el sujeto está cercenado en su ser y eso sustraído reaparece bajo la forma de algo que no cesa de existir, que es “puro instinto de vida”* y que funciona como un órgano muy particular. Puro instinto de vida estrechamente anudado a la muerte como real que opera por la inscripción del sujeto en el significante. Por ello se puede decir que pulsión de vida o sexual y pulsión de muerte son dos caras de una misma pulsión.

Referencias bibliográficas :

(1) Lacan, Seminario 11 (1964) , Ed.Paidos, 1973, p.159

(2) Lacan, “Posición del inconsciente” (1964) en Escritos 2, siglo XXI , ed. 1988, p.826

* Sem. 11, p.205

Repensar el pase.

Presentación en el Espacio Escuela de la EPFCL- Fòrum Psicoanalitic Barcelona. 8 de febrero de 2005

Jose Monseny

La cuestión de la formación de los analistas es fundamental para el psicoanálisis, esto se hizo muy pronto evidente, y lo es en el doble sentido de que esta depende de la concepción que se tenga de la praxis psicoanalitica y que ha su vez la praxis psicoanalitica va a depender del tipo de analistas que se vayan formando.

Este circuito parece constituir un bucle, en apariencia cerrado, la concepción del análisis produce un tipo de experiencia, y según el tipo de experiencia se produce un tipo de analista que sostendrá ¿ese tipo de análisis ?

Por ejemplo, un analista cuyo análisis se ha desarrollado bajo los imperativos de la ego-psychology, será forzosamente un analista cuya orientación será la ego-psychology ? No necesariamente. Tenemos el ejemplo del propio Lacan. Y muchos otros, cuya práctica no ha seguido la misma orientación que la de sus analistas.

Así pues la naturaleza de la orientación de los analistas depende de forma no-toda de su experiencia como analizantes.

¿Qué otros factores, pueden influir en la orientación de su praxis ?

1- sus predisposiciones personales - lo no analizado, identificación al sinthome

2- sus experiencias de formación clínica y teórica - lo anudado del saber

3- los avatares de su práctica- lo real del síntoma, el estrago de los pacientes

4- los discursos imperantes en la época- limites discursivos

5- las experiencias con la comunidad analítica - depósitos de lalengua

6- los avatares de la vida, el ciclo de los años fuera de análisis y las conclusiones que desencadenan

En La tercera Lacan escribe : "la lengua es lo que permite que no se considere que el voeu (anhelo) sea también por pura casualidad el veut de vouloir,3ª persona del indicativo ; que el non que niega y el nom que nombra, tampoco lo sean por azar ; que d’eux ( << d>> ante <> que designa aquellos a quienes se habla está formulado de la misma manera que la cifra (dos), y que esto no sea así por azar ni tampoco arbritario, como dice Saussure. Es preciso pensar aquí en el depósito, en el aluvión, en la petrificación que en ello se produce con el manejo de su (entiendo de la lengua) experiencia inconsciente por parte del grupo."

Las hipótesis que traigo a discusión en este espacio son las siguientes :

1- Estos factores condicionan la praxis de un Psicoanalista antes de que advengan en él las condiciones subjetivas que hagan posible el sostén del dda, es decir antes del pase clínico y no solo su posición fantasmática.

2- una vez advienen esas condiciones, ellas constituyen un no-todo, y las cuestiones anteriormente nombradas constituyen sus particularidades y sus límites a la función dda

3- esos límites no son estáticos, tienden a aumentar después de su advenimiento, por lo que el dda suele tender inercialmente a su desaparición. Es lo que Marie-Anick Gobert llamó "la fuite du désir de l’analyste"

4- esto pone al día la cuestión crucial del porvenir del deseo del analista después de la experiencia del análisis y su supuesto advenimiento y que factores tienden a potenciarlo y cuales se oponen a su permanencia.

Personalmente creo que no basta, decir que la Escuela es el recurso de los analistas contra la fuga del dda, pues si algo hemos aprendido es que las escuelas tal como existen pueden ser factores potenciadores del dda, pero también tienen aspectos obstaculizadores. Ya hablé de ello en las primeras jornadas de los Foros en Madrid 11-12 Nov 98

Una entrada precoz en la Escuela o en la práctica del análisis, puede constituirse como un síntoma nuevo que quedaría fuera de los objetivos a analizar. Especialmente cuando es inducida por la demanda del analista.

Hemos asistido a casos en los que este primer intento prematuro se re-sintomatiza a posteriori bajo transferencia, pero dejando un resto inanalizable de rechazo a la practica analítica y/o a la Escuela.

El mantenimiento de cierta relación de los analistas con el saber es la cuestión central, para dar una posibilidad de duración al deseo del analista, frente al "depósito de goce" permanente que se opera por el transcurrir de su vida, el ejercicio de su praxis y la relación a la comunidad analítica.

En un fragmento, del apartado "Lo que el sicoanalista debe saber, ignorar lo que sabe" de Variantes de la cura Tipo Escritos 1 pag 342 (Ecrits 356) en el que comenta las preocupaciones del Dr. Knight por la formación de los analistas, Lacan afirma :

"On ne s’intéressera pas moins au malaise qui règne ( a l’ecole)sur tout ce qui concerne la formation de l’analyste, et pour n’en prendre que le dernier écho, on s’arrêtera aux déclarations faites en décembre 1952 par le docteur Knight dans son adresse résidentielle à l’Association psychanalytique américaine . Parmi les facteurs qui tendent à « altérer le rôle de la formation analytique », il signale, à côté de l’accroissement en nombre des candidats en formation, la « forme plus structurée de l’enseignement » dans les instituts qui le dispensent, en l’opposant au type précédent de la formation par un maître (« the earlier preceptorship type of training »). Sur le recrutement des candidats, il s’exprime ainsi : « Autrefois ils étaient, au premier chef, des individualités introspectives, marquées par leur penchant à l’étude et à la méditation, et qui tendaient à réaliser une haute individualité, voire à limiter leur vie sociale aux discussions cliniques et théoriques avec leurs collègues. Ils lisaient prodigieusement et possédaient parfaitement la littérature analytique »... « Tout au contraire, on peut dire que la majorité des étudiants de la dernière décade... ne sont pas introspectifs, qu’ils penchent à ne rien lire que la littérature qu’on leur indique dans le programme des instituts, et ne désirent qu’à en finir le plus rapidement possible avec ce qu’on exige pour leur formation. Leur intérêt va d’abord à la clinique plutôt qu’à la recherche et à la théorie. Leur motif pour être analysé est plutôt d’en passer par où leur formation l’exige... La capitulation partielle de certains instituts... dans leur hâte ambitieuse et leur tendance à se satisfaire de l’appréhension la plus superficielle de la théorie, est à l’origine des problèmes auxquels nous avons à faire face maintenant dans la formation des analystes. »

On voit assez, dans ce discours fort public, combien le mal apparaît grave et aussi combien il n’est que peu, voire pas du tout saisi. Ce qui est à souhaiter n’est pas que les analysés soient plus « introspectifs », mais qu’ils comprennent ce qu’ils font ; et le remède n’est pas que les instituts soient moins structurés, mais qu’on n’y enseigne pas un savoir prédigéré, même s’il résume les données de l’expérience analytique. Mais ce qu’il faut avant tout comprendre, c’est que, quelle que soit la dose de savoir ainsi transmise, elle n’a pour l’analyste aucune valeur formatrice.

Car le savoir accumulé dans son expérience concerne l’imaginaire, où elle vient buter sans cesse, au point d’en être venue à régler son allure sur son exploration systématique chez le sujet".

Ante una situación que nos sorprende por su actualidad, Dos afirmaciones, rotundas nos llaman la atención :

1-lo que es decisivo para la formación de los analistas no es tanto que sean introspectivos sino que comprendan lo que hacen

2- el saber erudito no tiene ningún valor formativo

Como he dicho, esto implica que la condición determinante de la formación de los analistas, es la relación de estos con el saber, de la naturaleza de ese saber y de la naturaleza de esa relación. Y esto vale igual para aquel que esta en el momento de autorizarse como analista que aquel que lleva años, supuestamente haya terminado un análisis, incluso si ha realizado el pase y ha sido nominado como AE.

El saber en juego en el análisis, el que coloca a todo sujeto en posición de analizante, es el saber que puede advenir, por lo tanto que le falta al sujeto que hace la operación, por la confrontación del saber en posición de verdad con lo real del síntoma.

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¿Qué hacemos cuando confrontamos : las dificultades de la experiencia analítica y de la trasmisión del psicoanálisis, tanto en las Escuelas como en los Institutos, o en otros dispositivos, Con el saber depositado del psicoanálisis ?

Nada si no estamos dispuestos a cuestionar nuestra praxis en ambos campos, ya lo decía Lacan a los que asistían a su Seminario. Por lo tanto si no estamos abiertos a modificar nuestro hacer, en función del anudamiento del saber y la experiencia, con el fin de preservar la especificidad de la acción analítica a lo largo del tiempo y los cambios discursivos de cada época.

La cuestión central, es la del anudamiento permanente del saber con lo real, lo real después del análisis, hace síntoma al analista, bajo ciertas modalidades :

Impasses de la praxisAnalistas como analysantes (supervision)
La direccion de la curaRenovacion de la praxis : invencion
Impases institucionalesla escu ela como analizantede sus sintomas (analistas como AE)
Saber analítico sobre la lógica colectivaRenovacion de las Escuelas

Dos objetivos deben permanecer secundarios, aunque nunca faltan, los fines de promoción personal y los fines de reclutamiento grupal, ambos van a funcionar como una fuente permanente de empuje hacia el goce, y pérdida consecuente del deseo del analista.

Voy a decirles que parto de la hipótesis de que las dificultades que atraviesa el discurso analítico son distintas y no necesariamente mayores que en otras épocas.

La principal dificultad es interna a la experiencia del psicoanálisis mismo, a los posos del goce y a la fuga del dda, ¿a qué se debe esa fuga ? :

1- Hay algo problemático en todo deseo Lacan, nos pone en guardia para no obviarlo, en "La dirección de la cura" ¿Cual es la situación actual de la transferencia ?

2- El resto asintomático de goce, actúa como poso de goce, hace bola de nieve, Freud en la "Degradación de la vida amorosa" hay un resto incestuoso fijado, Es decir hay un resto perverso, rebelde a someterse a ninguna ley

3- El discurso imperante se alía al resto de goce, en el capitalismo es obvio.

4- Las oscilaciones naturales del deseo con la edad, Lacan en el seminario de la Transferencia habla de un ritmo natural del deseo, especialmente en lo que se refiere al falo masculino, sobre el que se superpondría la determinación significante. El sentimiento de vejez no exige nuevas resignificaciones del deseo para aquel que sostiene el deseo del analista.

5- Los estragos del goce institucional, ya hemos visto como Lacan era consciente del malestar en las sociedades analíticas, y como toda su vida se ocupo de él. Creo que la disolución de Lacan es una respuesta a la experiencia de que el enquistamiento del goce, puede obstaculizar el dda, la disolución en tanto acto llama de nuevo al pase.

Todos estos obstáculos, hacen de la experiencia del Pase, en el sentido de retomar la posición de analista de nuevo, desde la posición de analizante algo permanente para quién ejerce el psicoanálisis.

En el cuestionamiento de sus casos, supervisón, presentación de casos, etc..

En la confrontación de la teoría a la clínica

En el análisis de la experiencia de Escuela

En la interrogación de su voluntad por sostener el dda, y la detección de los desfallecimientos, impasses y dificultades

A condición de que en cada una el sujeto este dispuesto a replantear su praxis, en cada uno de estos ámbitos, y que no lo reduzca a la mera producción de una "mala ciencia" y puede que esto haga necesario un re-análisis cada equis tiempo como sugería Freud


Biblioteca

"Aquellos que vendrán a esta Escuela [...] están asegurados a cambio que no se ahorrará en nada para que todo lo que ellos hagan sea valedero, que tenga la repercusión que merece, y en el lugar que convenga" (Lacan, Acta de fundación, 1964). Razón por la cual, Wunsch pondrá en evidencia también las producciones escritas de los miembros de la Escuela, ya sea aquellas publicadas en la Revistas, ya sean sus libros que figuran en nuestras bibliotecas, Para comenzar, Wunsch se ha propuesto la tarea de inventariar las revistas de los diferentes Foros, y en esta ocasión le corresponde a Francia y a Brasil. Para no sobrecargar la sección Biblioteca, solamente dos revistas serán presentadas en cada número.

Stylus-Revista da Associaçao Fórums do Campo Lacaniano. Brasil Angela Mucida

Criada em 2000, inicialmente como um link do Espaço Escola , Stylus- revista da Associação Fóruns do Campo Lacaniano desde 2002 e indexada nas Bases psi desde 2004- propõe-se a ser um instrumento de divulgação da Psicanálise em intensão e extensão, trazendo textos inéditos da psicanálise e suas conexões tanto do Brasil como do exterior.

A intenção dessa publicação tem se firmado cada vez mais sob o modo de operar da clínica, atualizando os conceitos e buscando introduzir sempre um debate sobre as questões que interrogam a psicanálise, já que é a partir da clínica que a psicanálise vivifica seu campo. Basta lembrarmos das indicações freudianas em “As perspectivas futuras da terapia analítica” [1910] acentuando a importância do desenvolvimento da Psicanálise em pelo menos três vias : processo interno, aumento da autoridade e eficiência geral de nosso trabalho.[9][1] Tais vias, além de se enlaçarem, convidam os analistas a se debruçarem sobre os problemas colocados pelo mal-estar na cultura de cada época buscando um “saber-fazer” que possa tratar o real aí concernido, atualizando a clínica e , portanto, os conceitos. E escrever, citar, publicar são formas de atualização importantes.

Freud e Lacan foram incansáveis nos diálogos com outros discursos, tanto como mais uma forma de transmitir o campo com o qual a psicanálise opera quanto tentando extrair desses debates contribuições para os conceitos fundamentais. De forma inversa, o discurso analítico trouxe para outros campos contribuições também importantes, mantendo viva a aposta de circulação dos discursos como formas de tratar o real.

Seguindo tais indicações Stylus compõe-se de cinco seções. Nos ensaios são acolhidos artigos que exibem, a partir da experiência psicanalítica, os problemas cruciais da psicanálise concernentes à transmissão da psicanálise. Em trabalho crítico com os conceitos o campo da conexão toma todo vigor, bem como a formalização conceitual. Os artigos buscam extrair novas conseguências daquilo que a práxis sempre interroga, promovendo outras reinscrições conceituais. A direção do tratamento inclue textos que abordam, a partir de recortes ou casos clínicos, questões cruciais da psicanálise no tocante à clínica. Nas entrevistas encontra-se um campo de debate que traz à baila analistas, autores, pensadores, filósofos, artistas entre outros discursos que possam trazer contribuições, sob diferentes óticas, da condução do real. Por fim, as resenhas, oferecem leituras inéditas de obras recentemente publicadas no Brasil ou no exterior.

Todo artigo enquanto uma escrita, transitando sempre com o real e o fracasso inerente a toda forma discursiva, demanda também um tratamento analítico. Aprendemos com Lacan que o fracasso é também um êxito ou, de outra forma nos servindo da literatura, concordamos que “só se escreve porque não se pode dizer e o que não se pode dizer.”[10][2] É preciso pois saber conduzir o fracasso por vias onde ele exerça sua força de reinscrição. Dar um tratamento analítico ao texto é permitir que as leituras, as interpretações possam atravessá-lo, interrogá-lo ao ponto, inclusive, de promover outros sentidos, outros sons daquilo que se escreveu. Dessa forma, todos os textos que chegam à avaliação para publicação, passando pela leitura de pelo menos dois pareceristas, encontram um diálogo-promovido pela equipe de Stylus-no qual, sendo preservadas as identidades de ambos (autores e pareceristas) inaugura-se um campo atravessado pelo inédito da leitura e suas interpretações. Sendo ou não favorável à publicação todo artigo tem um destino, um endereçamento, não sendo jamais sem conseqüências o ato do autor de se debruçar sobre o impossível da escrita e da equipe de conduzir esse impossível.

Toda escrita impondo o atravessamento ou, pelo menos o enfrentamento do impossível de ser dito torna toda publicação que se queira analítica, também um ato de coragem.

Escrever, ler, citar, repetir o já falado dando-lhe outros sentidos é poder re-ler, re-escrever, re-visitar com outros olhares antigos textos e extrair deles uma interrogação que nos concerne, que nos causam enigma. Por essa via Stylus se abre como um veículo de transmissão da psicanálise no qual cada um é convidado a “colocar algo de si” como leitor ou como autor.

Revue de psychanalyse de l’ E.P.F.C.L-France :Champ Lacanien

Martine Menès

La psychanalyse a besoin de ses textes de référence et de leurs lectures, moult fois commentées et dialectisées, mais aussi du brassage, de l’exploration et de la diffusion des travaux des analystes dans leur époque. C’est le propos d’une revue que de se faire porte-parole et support des écrits des débats actuels, non sans les assises de références nettes. En effet, seule une revue se prête aux discussions internes (le lecteur en découvrira un exemple patent à propos de la psychose dans le numéro 2), nécessaires aux progrès de l’épistémè, tout en s’adressant à des lecteurs extérieurs. Ce mouvement qui fait passer du dedans au dehors peut surprendre tant il bouscule l’habitude du cloisonnement. Mais ce choix éditorial d’un support à l’image d’une bande de Möbius est un acte de politique de la psychanalyse, thème largement développé dans le dossier du numéro 2.

La revue de l’E.P.F.C.L-France, Champ Lacanien, annonce dès son titre, qui reprend les termes introduits par Lacan vers les années 70, son orientation. Elle consistera à « faire prévaloir l’hypothèse lacanienne dans la civilisation. » Chaque dossier, au cœur de la revue, y travaillera.

Des rubriques proposent des rendez-vous réguliers avec les lecteurs :

-  « Entre champs », lieu d’entrecroisement et de rencontre des discours, est une des voies choisies pour rejoindre la « subjectivité de l’époque » et en extraire le questionnement qui intéresse la psychanalyse. Ce sera dans le numéro 1 une excursion Outre-Manche pour s’informer des batailles politiques autour du statut des psychanalystes ; et, tout autre voyage, un départ vers le Cap de Bonne Espérance en suivant le fil de l’écriture de Jean Cocteau. Le numéro 2 analyse la relation de Lacan avec l’actualité politique de son époque. Et le voyage amène le lecteur cette fois au bout du monde, en Chine, pour y interroger une place possible pour la psychanalyse.

-  La rubrique « Clinique », qui regroupe des textes témoignant de points cruciaux nouant pratique et théorie, illustre la mise au travail du désir de l’analyste, y compris aux confins de l’expérience (psychose et autisme). Elle offre une sorte de prolongation de la réflexion entamée tout au long des textes du dossier.

-  La rubrique « Lacan dans la langue de Freud » a décidé d’examiner l’usage littéral que Lacan fait des termes freudiens, qu’il choisit le plus souvent de ne pas traduire. Le numéro 1 considère la Versagung, tandis que le numéro 2 parcourt l’histoire d’un concept moins souvent commenté, la Verleugnung, non sans l’illustrer au sens propre du terme, le lecteur le découvrira.

-  La revue se propose dans une rubrique « Inédit » de publier des articles jamais publiés ou introuvables en français. Ce sera dans le numéro 1 un texte de Rank sur « la pièce de théâtre dans Hamlet » cité à plusieurs reprises par Lacan.

-  Enfin chaque numéro trouve une ponctuation avec une rubrique « Lectures » qui commente mais aussi fait émerger ce qui anime la lecture d’ouvrages choisis.

Le numéro 1 (Mars 2004) inscrit d’emblée la mise au travail de l’hypothèse des effets du langage comme « opérateur qui modifie et ordonne le réel, introduisant sa logique propre dans le champ de la jouissance vivante. » Le dossier, « Tout n’est pas langage », développe l’élaboration lacanienne de l’inconscient affine au sujet du langage autant qu’au champ de la jouissance. Ce titre assertif prend à revers l’usage immodéré de l’interprétation à tout faire, effet paradoxal pour ne pas dire pervers du succès de la psychanalyse, mise à mal y compris par les psychanalystes mêmes. Il met l’accent sur les limites de la signification, pointant la jouissance du bla-bla, et réoriente de fait vers la clinique du hors sens, vers ce qui dans la structure du parlêtre reste « l’élément vivant », soit le reste de pure jouissance d’être, insoumise à l’ordre symbolique. C’est particulièrement patent dans les articles qui traitent de la complexité des rapports entre corps et langage, qui trouveront un écho dans la rubrique « Clinique ». Les cas exposés démontrent comment peut opérer l’analyste face à des sujets aux prises avec le « tumulte sans fin de la jouissance » et « désabonnés » du langage.

Le numéro 2 vient de sortir (Mars 2005). Il poursuit avec son dossier central : « Psychanalyse et politique/s » le programme annoncé en étendant encore plus sa réflexion vers une clinique des « formations de civilisation ». Les contributions portent tant sur la politique de la psychanalyse, soit ce qui l’oriente, que sur la place de la psychanalyse face au politique, soit la chose publique. Ces deux dimensions sont en effet solidaires, c’est explicite dans les débats sur la place de la psychanalyse dans les institutions de soin, où est efficient le désir de l’analyste mais pas sans le groupe qui le soutient. C’est tout aussi lisible dans plusieurs articles questionnant le malaise actuel dans la civilisation, que ce soit par la voie de la fonction du père, par celle de la montée prédite par Lacan des ségrégations généralisées, ou par l’effort pour infléchir la pente au tout économique induite par le discours capitaliste étayé de celui de la science.

Car l’orientation de l’analyste, sa formation, c’est-à-dire sa façon de penser la psychanalyse, conditionne donc les fins de l’analyse, soit la fin particulière d’une analyse aussi bien que la transmission du discours psychanalytique et la place de la psychanalyse dans le monde. L’avenir de la psychanalyse dépend de la capacité des analystes à démontrer ce qui change pour un sujet après l’analyse. La question mise en débat lors du Rendez-vous international de l’E.P.F.C.L. l’été 2004 à Buenos Aires : « qu’exigeons-nous de l’analyse de l’analyste ? », en atteste. Elle est traitée par les intervenants de la rencontre et pas plusieurs invités, de L’IPA pour l’Argentine, de l’APF et du 4ème groupe pour la France.

Pas de place pour l’indifférence ici, que ce soit dans le particulier de la cure ou dans le collectif original qu’une Ecole peut accueillir, avec la passe au centre comme lieu de la question : qu’est-ce qui fait de l’analyste ?


Jornadas

Posibilidades de encuentros para los miembros de la EPFCL, las Jornadas que dependen de la organización de los miembros de la Escuela y de los diferentes Foros, merecen ser anunciadas en Wunsch que las apoya por este anuncio. Puedan ellas promover el deseo de inscribirse y participar en las mismas !!! Al final de cada anuncio figura una dirección electrónica para informaciones más detalladas.

Le symptôme analytique

Formations Cliniques du Champ Lacanien. College clinique de Paris. Paris, Samedi 4 juin 2005. Après-midi de clôture, de 14h à 17h30 Lieu : Amphi de la CMME, 100 rue de la Santé - 75014 Paris. Rens : Collège clinique de Paris, 118, rue d¹Assas ­ 75006 Paris. Tel : 01 56 24 14 66/ Collegeclinique-paris@wanadoo.fr

Posición del analista en la cura

Jornada conjunta de las Formaciones Cínicas del Campo Lacaniano : Associació Catalana per a la Clinica i l’ Esenyament de la Picoanàlisi (ACCEP). Colegio de Psicoanálisis de Madrid. Formaciones Clínicas del Campo Lacaniano en el País Vasco “Jakinmina”. Seminario Psicoanalítico de Asturias.

Donostia-San Sebastián . 11 de junio 2005

Salón de Actos Kutxa Calle Arrasate 12 bajo

e-mail de contacto : fxonat@euskalnet.net

The ethics of psychoanalytic treatment./ L’Éthique de la cure. Groupe de Recherche des FCCL.

PARIS, 30 juin, 1er et 2 juillet 2005.

Comité Científico : Jacques Adam, David Allen, Colette Chouraqui-Sepel, Colette Soler, John Holland, Radu Turcanu.

FACO : 115, rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris.

Renseignements : 01.43.41.06.19.

RaduTurcanu@compuserve.com

Inconsciente y realidades sexuales
V Jornadas de los Foros de América Latina Sur

16 y 17 de Septiembre 2005 - La Plata - Argentina

Lugar : Cámara de Diputados

Participan : Foro del Campo Lacaniano de Tucumán/Salta Foro Psicoanalítico de Buenos Aires Foro Psicoanalítico de Santiago de Chile Foro Analítico del Río de la Plata Foro Psicoanalítico de La Plata Informes : calle 43 Nro : 473 La Plata TE : 0221-4710820

Jornadasforos2005@yahoo.com.ar

La parenté en question : filiation, adoption, nomination.

Journées Européennes de l’EPFCL.

PARIS, 8-9 octobre 2005.

Maison de la Chimie, 28, rue Saint-Dominique, 75 007 Paris.

Comission cientifique : Mario Binasco, Viviana Bordenave, Carmen Lafuente, Diego Mautino, Frédéric Pellion, Colette Soler.

Renseignements : José Mattéi, responsable de la commission d’organisation.

mattei@wanadoo.fr

As escolhas do sujeito : no sexo, na vida e na morte.
II Encontro Latino Americano da EPFCL ; IV Encontro da EPFCL Brasil ; VI Fórum Nacional da AFCL Brasil ; VII Jornadas de FCCL e I Jornada de Cartéis da EPFCL Rio.

RIO DE JANEIRO, 11 - 14 Novembro de 2005.

Centro de Convenções do Colégio Brasileiro de Cirurgiões - C.B.C. Rua Visconde Silva, 52. Botafogo/RJ.

Informações : FCCL-Rio. Tel. Fax (5521)2537-1786. Home page : www.fcclrio.org.br secretaria@fcclrio.org.br

Avatares del acto analítico en la clínica de hoy.

Jornada de la Escuela de Psicoanálisis de los Foros del Campo lacaniano - F4 .( Foro de Andalucía occidental, Foro de Asturias , Foro del País Vasco, Fòrum Picoanalític Barcelona ) .

Fecha : Sábado 29 de enero de 2006.

Lugar : Colegio de Médicos de Madrid, C/Santa Isabel 51 Comisión Científica : Manel Baldiz, Carmen Gallano, Carmen Lafuente, Clotilde Pascual, Maria Inés Rosales, Joan Salinas (componentes de la Comisión DEL -F4 )

Comisión de organización : Carmen Gallano, Rebeca García-Sanz

Secretaría : Alejandra Fernández Montes .

Información e inscripciones : cgallano@lar.e.telefonica.net


Colegio Internacional de la Opcion Epistémica :

alberti@fcclrio.org.br (Sonia Alberti)

vivianabordenave@wanadoo.es (Viviana Bordenave)

maria_izaguirre@yahoo.com (Maria Antonieta Izaguirre)

10457clb@comb.es (Carmen Lafuente)

gmattalia@arnet.com.ar (Gladys Mattalia)

solc@easynet.fr (Colette Soler).