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Les traumatismes : causes et suites.

Les traumatismes : causes et suites. Actes des Journées nationales, décembre 2004.

L’accroissement de faits traumatiques s’accompagne, aujourd’hui, de la diffusion dans l’opinion commune de l’idée qu’un traumatisme réel ou psychique se trouve forcément à l’origine des symptômes du sujet. Ce qui débouche sur une promotion du traumatisme comme cause à tout faire de bien des malheurs du sujet et au rejet de l’implication de ce dernier dans ses propres souffrances.
Freud fut le premier à avancer une doctrine du traumatisme comme cause de la névrose, spécialement hystérique. Avec sa théorie de la séduction, il fit du traumatisme sexuel un événement réel et causal des symptômes du sujet. Il abandonna ensuite cette position au profit dune conception de l’après-coup du traumatisme. La névrose perdait ainsi son origine traumatique réelle tout en conservant son étiologie sexuelle traumatique mais d’après-coup. À suivre ce revirement conceptuel, il se déduit que nul événement ne saurait être dit traumatique a priori. Seul le sujet est en mesure d’en fixer le caractère excessif selon sa capacité à y faire face et en fonction de son fantasme. La valeur causale et traumatique d’un événement n’est donc établie que dans un temps second par le sujet lui-même.
Lacan emboîta le pas de Freud en reprenant la thèse de la fonction traumatique de la jouissance rapportée au sexe qu’il compléta d’une théorie plus générale sur le traumatisme. Il conserva l’effet traumatique du sexuel qu’il situa dans la rencontre avec la jouissance de l’Autre, celle impliquée dans le couple sexuel et sur laquelle le discours reste muet. Mais plus généralement, il localisa le traumatisme dans le rapport que le sujet entretient avec le langage dans ce moment où il advient grâce à la parole de l’Autre. Le traumatisme serait donc structurel et universel. Le symptôme, la réponse particulière que chacun y apporte.
Patrick Barillot

Sommaire

-  Ouverture, Patrick Barillot

Parcours freudien

-  Le fantasme et son rapport au traumatisme, Bernard Nominé
-  Moïse : déplacement, déformation, déni, une écriture du trauma, Claire Christien-Prouet
-  Traumatisme et jouissance de l’Autre, Guy Clastres

-  Discussion

-  Présentation, Colette Chouraqui-Sepel
-  Un exemple du travail de remémoration chez une traductrice essayiste, Janine Altounian

-  Discussion

Traiter par la parole

-  Trauma et honte - Point(s) de honte, Véronique Sidoit
-  Le risque de la parole, Dominique Marin

-  Discussion

-  L’heur du rendez-vous, l’heur de la rencontre, Jean-Pierre Bonjour
-  Traumatisme de l’Autre et diathèse du sujet, Vassilis Papadakos et Zoé Frangopoulos

-  Discussion

A l’épreuve de la clinique

-  Continuer à vivre..., Michel Plouznikoff
-  Traumatisme et maladie grave, Nicolas Bendrihen

-  Discussion

-  Un si bon grand-père !, Agnès Dolique
-  Un accident, Michèle Paperman
-  Traumatismes et clinique néonatale, Cécile Joncour
-  Effractions incestueuses : du ravage au symptôme, Ghislaine Delahaye

-  Discussion

-  Le fantasme traumatique, Jean-Pierre Baccara
-  Traumatisme et jouissance de l’Autre chez un sujet schizophrène, Bernadette Diricq

-  Discussion

L’enfant : du traumatisme au symptôme

-  Traumatisme et recherche des origines, Anne Meunier
-  Abandon et désir d’enfant, Anita Izcovich
-  Les enfants mentent-ils ? Françoise Josselin

-  Discussion

-  Enjeux de la prise en compte du psychologique par le judiciaire, Hervé Hamon

-  Discussion

Le devenir du traumatisme

-  Le traumatisme et la jouissance, Christian Demoulin
-  Le traumatisme, toujours sexuel... ?, Colette Chouraqui-Sepel
-  Le parent traumatique et la cure psychanalytique, Marc Strauss

-  Discussion

Conclusion, Luis Izcovich

15 € - Commander les actes